Traversée,
© archives départementale de Perpignan
transfert sur une pierre récupérée sur le chemin de l’exil espagnol dans les Pyrénées – 10x16cm
« Cette notion de mémoire comme fracture temporelle, est au cœur de la démarche de Lilie Pinot, qui s’inscrit dans la lignée de réflexions sur la pratique photographique des années 1980, du célèbre « ça a été » de Roland Barthes. Le point de départ est toujours une archive, une « image-document » ; de séries en séries, elle oscille entre archives personnelles, familiales et/ou publiques. Elle emprunte ces images aux archives personnelles, municipales, nationales, des images trouvées, provenant d’albums familiaux, ou plus récemment encore de photographes professionnels grâce aux banques d’images.(…)
Travailler avec l’archive c’est convoquer la notion de trace, et intrinsèquement redéfinir les pourtours du temps. En utilisant des archives de provenances différentes et des chronologies diverses, Lilie Pinot met en exergue une temporalité morcelée et incomplète. »
Madeleine Filippi, Paradigme de la stasis, Fragment-s